L’EMI et les convergences des théories neuroscientifiques 

Ondes cérébrales, phases du sommeil, synesthésie, états de conscience

De nombreuses recherches neuroscientifiques confirment et valident notre modèle ontoneuro. Ceux des ondes cérébrales, des profils d’états de conscience et de la synesthésie, entre autres, sans oublier le sommeil.

Les ondes cérébrales

« Au cours d’une journée, nous passons sans cesse d’un état de conscience à un autre », explique Marie-Elisabeth Faymonville, chef du service d’algologie / soins palliatifs du CHU de Liège (Belgique) et hypnothérapeute mondialement reconnue. Chacun d’entre eux correspond à un schéma particulier d’activité cérébrale, qui peut être détecté en mesurant l’activité électrique dans le cerveau à travers le crâne, grâce à un casque d’électro-encéphalographie. Selon l’état mental, certaines oscillations électromagnétiques dans une certaine bande de fréquences – appelées ondes cérébrales- dominent.

Les ondes thêta, signature de la relaxation profonde et du sommeil paradoxal.

Notre cerveau se maintient ainsi la majeure partie de la journée en éveil actif – analyse et traitement d’informations – où les ondes dites bêta (de 12 à 30 Hz) sont majoritaires. En cas d’activité mentale intense, l’électroencéphalogramme (EEG) enregistre l’apparition d’ondes gamma (vers 40Hz). Une petite pause les yeux fermés ? l’EEG où dominent les ondes alpha (de 8 à 12 Hz) évoque un état « d’éveil calme ». En relaxation profonde, ou méditation, place aux ondes thêta (4 à 8 Hz), également émises au stade du sommeil paradoxal durant lequel les rêves sont les plus fréquents. Enfin, durant le sommeil profond, l’EEG capte des ondes de forte amplitude majoritairement de type delta (de 0,5 à 4 Hz).

Parfois, le changement d’état de conscience est involontaire et brutal. En cas de danger vital ou de choc émotionnel, nous pouvons ainsi nous mettre en état d’hypnose spontanée – le cerveau émettant alors surtout des ondes thêta -, voire basculer dans un état dit d’expérience de mort imminente (EMI). » (Elena Sender, Science et Avenir, janvier 2019, passim p.32 à 35)

Nous connaissons depuis longtemps ces ondes cérébrales étalées de 0,5 à 40 herz et étalonnées de alpha à delta, grâce à l’impérissable EEG. Mais, avec notre nouvelle modulation des modes ontoneuro, nous accédons à une nouvelle révélation. J’ai déjà présenté le tableau établi par le Pr. Faymonville sur les ondes émises par les méthodes induisant des états de conscience modifiés. J’avais souligné que, pour l’EMI, elle écrit : « ondes émises, inconnues ». Maintenant nous savons. Contrairement aux pratiques particulières et aux transes et extases spécifiques qui se spécialisent en des longueurs d’ondes précises et stabilisées, l’EMI actualise toutes les longueurs d’onde (de 0,5 à 40 herz) et tous les états (d’alpha à delta). Cela nous révèle aussi que l’EMI est un processus totalement différent des pratiques évoquées. Cela valide la place centrale et universelle que nous reconnaissons à ce vécu absolu.

En passant, notre hypnothérapeute nous rappelle que le sommeil déroule le même cycle neurocérébral. La nuit est découpée en cycles de 90 minutes dont chacun possède quatre séquences : sommeils léger, moyen, profond et paradoxal. Le sommeil profond serait « auto » et le sommeil paradoxal, à rêves, « holo ».

La conscience redessinée en quatre profils

« NEUROSCIENCES – La comparaison des connexions cérébrales chez les sujets sains, en état végétatif ou en état de conscience minimale, a permis d’identifier des signaux spécifiques » 

C’est encore la vulgarisation scientifique de haut niveau qui nous apporte la bonne nouvelle, à savoir « Le Monde » du 13/02/2019 sous la plume de Florence Rosier (j’ai quand même épluché l’article originaire de Sciences Advences du 06/02/2019. Mais tout est dans Le Monde, Science et Médecine. Remarquez le télescopage. Nous sommes tous en état 1, bien que, pour rédiger ce livre, je me retrouve beaucoup en états 3 et 4. Ça s’expérimente chez nous, ça met dans le caisson de l’IRM chez eux et, pour un peu, ils laisseraient l’interprétation à l’IA, l’intelligence artificielle !

En contrepoint, la journaliste nous cite William James, 150 ans ago, celui qui a inversé le processus de l’émotion. Quand je rencontre un grizzli, je ne cours pas parce que j’ai peur. J’ai peur parce que je cours ! Ici, il se met d’accord avec nous, 150 années ago ! « La conscience est sensiblement continue (…). On n’y saurait marquer de jointure, elle coule. » Ce qui se résume ici en (seule) conscience, ça « coule », et nous renvoie à la caractéristique foncièrement dynamique de notre EMI. Conscience vs EMI, nous disputerons-nous pour connaitre la seconde caractéristique dialectique ? Mais entrons dans le texte.

« Cette vision dynamique inspire aujourd’hui un nouvel outil d’évaluation des états de conscience. Validé chez 47 sujets sains et 112 patients à la conscience altérée, cet outil a été développé par une équipe internationale, coordonnée par des chercheurs de l’institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm, CNRS, UPMC), à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) à Paris. Un travail publié, le 6 février, dans la revue Science Advances. Cet outil fait appel à l’imagerie fonctionnelle du cerveau, par IRM. » S’y ajoutent « Le Coma Science Group du CHU de Liège (Belgique), le Weill Cornell Medical College à New-York (Etats-Unis) et l’université Western Ontario (Canada) ».

159 cobayes ! Ça compte, quand on se rappelle les 13 participants de l’étude sur le DMT ou ayahuasca qui provoque une EMI ou la douzaine de patients qui fait la cohorte habituelle des études sur l’EMDR. De toute façon, nous avons affaire à rude équipe. J’ai envoyé avant-hier, mes travaux (résumés) aux Pr. Dehaene et Naccache (Paris) et Laureys (Liège). Je signalerai en fin de texte leurs réactions (éventuelles) ! Lisons encore.

« Les 112 patients non communicants, atteints de lésions cérébrales sévères, chez qui cet outil a été évalué, étaient diagnostiqués soit « en état végétatif », soit « en état de conscience minimale ». Rappelons que les sujets en état végétatif ne montrent que des comportements réflexes, liés à la seule activité du tronc cérébral. Ceux en état de conscience minimale ont des comportements un peu plus complexes, reflets d’une activité résiduelle du cortex cérébral. Par IRM fonctionnelle, les auteurs ont mesuré la connectivité à longue distance entre 42 régions du cerveau, représentant six réseaux-clés dans la cognition. A l’aide d’algorithmes sophistiqués, ils ont identifié quatre états de connectivité cérébrale. A un instant donné, un individu se trouve dans l’un de ces quatre états, mais cela fluctue.

– Dans l’état 1, la coordination entre les 42 régions est riche et complexe -avec des connexions tantôt activatrices, tantôt inhibitrices.

– Dans l’état 4, les communications sont très pauvres – et uniquement activatrices.

– Les états 2 et 3 sont intermédiaires »

Ça y est nous y sommes dans les « algorithmes sophistiqués » ; Ils mesurent les interactions entre 42 régions et en tirent quatre états de « connectivité cérébrale ». Il y a donc quatre états, comme chez nous. Et vous devinez que je les assimile aux volo, défaut, auto et holo ! Quel toupet ! Pire encore, j’associe les cobayes principaux à nos deux modes archaïques :

  • état végétatif = mode auto
  • conscience minimale = mode holo.

Et, pour compléter :

  • Etat 1, coordination riche et complexe ». C’est volo et tout bon.
  • Etat 4, les communications sont très pauvres et uniquement activatrices (et même voluptueuses, affectueuses et bienheureuses !) C’est ce que nous avons à creuser : quelles sont-elles, ces informations et ressources, pour sembler pauvres dans le caisson et riches en pneumo ?
  • Etats 2 et 3 : intermédiaires, comme chez nous.

Découverte stupéfiante

« Voici ces résultats.

Les sujets sains (libres de penser à ce qu’ils voulaient) passaient 30% de leur temps dans l’état 1, 20% dans l’état 2.

Les sujets en état végétatif étaient, eux, 70 % du temps dans l’état 4, presque jamais dans l’état 1. « Plus on est conscient, plus on est dans l’état 1. Plus on est inconscient, plus on est dans l’état 4 », résume Lionel Naccache.

Les sujets en état de conscience minimale, eux, se situaient entre ces deux profils. « Certains passent brièvement par des états 1 et 2, ce qui suggère qu’ils sont parfois très proches d’un fonctionnement conscient. »

Nous proposons, (avec les algorithmes de notre cerveau naturel) :

  • 85 % versus 15 % dans l’état 1
  • l’inverse pour l’état 4
  • et tous les intermédiaires pour les états 2 et 3 Comme nous le voyons sur notre tableau complété.

Schéma 13: la dialectique des deux systèmes nerveux cérébraux (SNV, SNA), les étapes du cycle EMIque (de 1 à 4), les 4 modes ontoneuraux, les 4 profils de la conscience et les ondes cérébrales.

Et pour terminer, la consolation. Avec nos pratiques initiantes, nous passons en états 3 et 4, holo- et auto-, sans être dans le coma ni complètement fous. Vous pouvez donc continuer à me lire ! Si nous acceptons cette association entre les 4 profils et les 4 modes ontoneuraux, nous faisons un pas de géant. Nous postulons (presque) définitivement la place éminente de l’EMI en psychanalyse et anthropologie et y reconnaissons son rôle de révélateur de l’être (presque) absolu et universel, l’OntoCode.

Cerise sur le gâteau, voici une illustration plus pratique mais tout aussi évocatrice.

La synesthésie

Vous connaissez ? Grâce à Rimbaud ? Et probablement même parce que vous êtes synesthète. Les voyelles en couleur et toutes les autres sensations, émotions et relations en plus. Emerveillement. Çà peut être le démarrage d’une EMI unifiée.

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,

Je dirai quelque jour vos naissances latentes :

A, noir corset velu des mouches éclatantes

Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

 

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,

Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;

I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles

Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

 

U, cycles, vibrements divins des mers virides,

Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides

Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

 

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,

Silences traversés des Mondes et des Anges :

— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

(Arthur Rimbaud, Poésie 1870 – 1871)

 

Syn- : ensemble, connecté

esthésie : sensation

Syncinésie : terme voisin, mais ici il s’agit de mouvement (kiné) : un bras entraîne automatiquement le même mouvement de l’autre bras.

 

En RMD, nous connectons cinq grandes fonctions et encore deux autres réseaux. Avec la synesthésie, nous associons deux fonctions, ici, voyelle et couleur, en réalité bien autre chose encore, sinon tout ! Scrutons de plus près les Voyelles. En plus des couleurs, nous retrouvons :

  • les quatre autres sens :
    • odorat : puanteurs,
    • goût : sang craché,
    • toucher : frissons du froid,
    • audition : des rires, strideurs, silence,
  • les émotions : colères, rire,
  • l’affection : lèvres belles, ses yeux,
  • la cénesthésie : vibrement,
  • les états de conscience modifiés (sinon l’EMI) : ivresses.

Rimbaud n’était pas particulièrement malade, mais drogué et un peu drôle quand même. Ces caractéristiques nous emmènent aux études sérieuses de la synesthésie proposées par le Figaro. Là encore, entrons gaillardement dans ce texte à la fois rigoureux et merveilleux. (07/01/2019, Pauline Léna, Dossier Santé, Le Figaro).

 

Synesthésies, quand les sens s’entremêlent

La plus fréquente est l’association couleur-lettre ou couleur-chiffre, mais il en existe une soixantaine

(Pauline Lena)

« La lettre A est bleue et elle est sympathique alors que la lettre I est orange et semble toujours en colère. » « Quand je touche du velours, j ’ai un goût de citron dans la bouche, » Ces témoignages de synesthètes semblent incongrus à toute personne qui n’a pas fait l’expérience de ces associations inhabituelles entre deux sensations d’origines apparemment différentes. Ces associations entre un inducteur et son concurrent sont automatiques (on ne peut pas les déclencher à volonté), systématiques (impossible d’empêcher la lettre A d’apparaître bleue) et idiosyncratiques (tous les synesthètes n’associent pas la lettre A à la même couleur). Ces associations sont inhabituelles mais pas si rares ; certains spécialistes vont jusqu’à estimer qu’une personne sur six serait plus ou moins synesthète, même s’il est en réalité impossible d’établir un tel chiffre avec certitude.

« Difficile à qualifier, la synesthésie est désormais plutôt considérée comme un fonctionnement neurologique parfaitement normal mais dont seule une partie de la population ferait l’expérience. « La question est systématiquement posée dans les questionnaires de recherche : dans la majorité des cas, les synesthètes ne se plaignent pas de ces associations de sensations », souligne Jean-Michel Hupé, chercheur au centre de recherche cerveau et cognition (université de Toulouse & CNRS), au centre hospitalier universitaire Purpan de Toulouse. Les synesthésies sont même souvent associées à des émotions positives et les synesthètes ont du mal à comprendre comment les non-synesthètes peuvent vivre sans ces expériences si agréables ! Impossible donc en effet de parler de pathologie et, tant qu’une explication ne sera pas fournie pour mieux la définir, il faut parler simplement d’expérience neurologique.

« A l’heure actuelle, les chercheurs ont identifié plus de 60 types différents de synesthésies, la plus fréquente étant l’association couleur-chiffre ou couleur-lettre, suivie par l’audition colorée ou l’organisation dans l’espace de séquences (les jours de la semaine s’organisent en cercle, les chiffres en vagues ondulées…). La fréquence des synesthésies liées à l’apprentissage de concepts tels que la lecture, le calcul ou la musique dans la petite enfance ont rapidement mené les chercheurs à s’interroger sur d’éventuels liens qui se formeraient parfois entre les zones du cerveau mises en jeu pour ces activités. Les chercheurs ont d’abord favorisé l’hypothèse selon laquelle la structure même du cerveau serait modifiée, avec des connexions supplémentaires entre ces zones, mais envisagent désormais plutôt l’idée d’une capacité réduite à inhiber des connexions toujours présentes. Il est de toute façon encore impossible de savoir si ces modifications seraient la conséquence ou la cause des synesthésies.

« Des travaux récents menés notamment par Hupé semblent par ailleurs réfuter l’existence d’un lien entre les couleurs visualisées au cours de la synesthésie et toute activation spécifique des zones utilisées lorsque le synesthète observe des « vraies » couleurs. Cette expérience neurologique est finalement une formidable démonstration de la rigueur indispensable à toute démarche scientifique ; l’une après l’autre, la majorité des hypothèses émises sont invalidées ou mitigées, parfois parce que les outils s’améliorent, mais, le plus souvent, parce qu’il n’a pas encore été possible de constituer des groupes aléatoires de synesthètes en nombre suffisant pour dégager des caractéristiques observées fréquemment mais pas assez systématiquement pour que cela en fasse des certitudes. D’autres hypothèses récentes semblent tout de même converger vers l’idée que les synesthésies sont des associations formées au cours de divers apprentissages dans les premières années du modelage des connexions neuronales et qui subsistent soit parce qu’elles sont utiles – ou simplement non nuisibles – soit parce qu’elles sont agréables. »

Commentaires

Voici quelques réflexions qui font lien entre ces études neuroscientifiques et notre approche phénoménologique par l’intermédiaire de l’EMI. On avance, c’est chaud ! Après pince-mi et pince-moi, continuons à jouer comme des enfants. Réintégrons cette capacité ludique que Rimbaud nous a transmise.

  • La synesthésie est normale et pas pathologique.
  • Elle est agréable donc aussi psychocorporelle (psycho-, socio- et somato- et même holo-).
  • Il s’agit d’une « expérience neurologique », expression à laquelle nous ajoutons onto, ontoneurologique. Ce qui anticipe sur la « bascule ontoneuro- ».
  • Il n’y a donc pas de modification de la structure cérébrale, à savoir anatomique.
  • Quant à « la capacité réduite à inhiber des connexions toujours présentes », nous l’avons poétisée (comme Rimbaud) : «l’autiste est un illuminé qui a oublié d’éteindre la lumière ».
  • Ça remonte à la petite enfance et aux apprentissages précoces pour devenir permanent et concerne donc aussi l’autisme.

« Plusieurs équipes se sont intéressées au lien entre autisme et synesthésie après avoir observé une forte proportion de synesthètes dans certains groupes d’autistes. Le lien n’a finalement pas pu être établi mais il est possible que, pour les autistes de haut niveau, les associations synesthésiques peuvent être une stratégie de fonctionnement particulièrement efficace. Les synesthètes peuvent bénéficier, grâce à ces associations qui fournissent un point d’ancrage supplémentaire, de capacités de mémorisation exceptionnelles. » Voilà une belle confirmation de notre nouvelle vision de l’autisme.

Synesthésies : les occurrences ponctuelles et circonstanciées

Le rôle occasionnel de pathologies associées

« Certaines synesthésies peuvent être, au contraire, acquises à la suite d’un traumatisme cérébral ou de certaines pathologies, comme la maladie de Parkinson, les atteintes du nerf optique ou du lobe temporal. Les synesthésies peuvent alors être simplement intermittentes. Les migraines sont parfois accompagnées de phénomènes synesthésiques qui disparaissent lorsque la crise se termine. De même, la prise de certaines drogues, en particulier le LSD et la mescaline, provoque souvent des associations synesthésiques qui disparaissent lorsque le « trip » prend fin. Certains aveugles expliquent ainsi qu’ils perçoivent les sons en couleur. Il est intéressant de constater que cette capacité peut également être déclenchée avec un bandeau sur les yeux d’une personne voyante : la privation de la vue conduit à la formation de nouvelles associations neurologiques pour donner un nouveau sens à son environnement et compenser celui qui a été perdu. »

Voilà que nous retrouvons nos expériences ponctuelles (EMI par trauma et coma) et nos pratiques dédiées (méditatives et ontosynthétiques) ainsi que le bullage dans le fauteuil. Nous associons aussi LSD (Grof), mescaline et DMT (ayahuasca). Nous comprenons mieux pourquoi nous fermons le plus souvent les yeux pendant ces pratiques (et éteignons la lumière pour faire l’amour).

Conclusion

Les trois études (dites) scientifiques nous montrent toute la prudence de ce type d’approche. Çà me rappelle mes deux thèses de doctorat (d’Etat et d’Université) ! Mais aujourd’hui je n’en suis plus à me valider moi-même par la preuve par neuf ni à m’autocensurer. L’EMI est transcendante et universelle et il faut s’en montrer digne. Deux milliards d’expérienceurs, çà va plus loin que treize cobayes au DMT. Nous nous abandonnons tous au RMD et sommes presque autant à synesthétiser. Alors il faut aller de l’avant et plénariser jusqu’à la plénitude, partant de la « folle absence » (étape 1 de l’EMI) jusqu’à la Pleine Présence (étape 5). Et ce n’est pas fini !

Addendum

Je viens de reprendre deux termes qui me sont chers depuis longtemps : plénariser et plénitude. Cette nuit à 32°C, a relancé la déclinaison du plein, pléni. Voici les cinq étapes de l’EMI à plein et à vide !

  • étape 1 : déstructuration (sortir de la folle absence)
  • étape 2 : plénarisation : en somato- (énergie), en socio- (empathie) et en psycho- (éclaircie !)
  • étape 3 : plénarité (unification)
  • étape 4 : plénitude (créative)
  • étape 5 : Pleine Présence

Après des centaines de questionnaires de l’échelle EMIque (dite de Meyer) remplis par mes élèves, je l’ai modifiée en partie pour mettre ces mots en exergue. La voici.

EMII

(Expérience de Mort Imminente et Initiante)

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