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Trump, seizième TP, trouble de la personnalité ?
 

Vous impressionne-t-il encore? Vous interroge-t-il ? Avez-vous osé un diagnostic ? Moi oui. Je le cite de temps en temps même si ce livre doit vieillir à cause de ces anecdotes. Toujours est-il qu’en ce beau mois de juin, il tient bon, il tient la route. Il snobbe l’Europe et drague Kim-Jong-Un. Moment historique. Freud voulait le prix Nobel. Trump l’aura peut-être !

Le diagnostic ? Le seizième TP ? DSM IV et CIM 10 répertorient quinze troubles de la personnalité que je reprends dans notre modèle ontopathologique (in Nouvelles Pathologies Psy 2013) Et qu’est-ce que ce seizième ? Oyez braves gens, en 140 signes.

Tableau : Le tableau ontopathologique des 15 troubles de la personnalité

Nous totalisons donc quinze entités :

  • les 10 du DSM + l’impulsif du CIM
  • les deux troubles en recherche du DSM
  • les deux troubles « post- » du CIM.

Obama l’a publiquement humilié, il se venge en détricotant tous les apports du prédécesseur. (Humilier, à ne pas faire !)

Il agit en trois temps :

  • il vous rencontre protocolairement (tout en vous écrasant la main) et vous expose ses doléances et revendications ;
  • si vous n’agréez pas, il vous massacre (comme Obama) ;
  • une fois à terre, il fait le bon samaritain, vous panse la plaie, tout en réitérant son exigence.

Et çà marche. Il est vrai qu’il a un plus gros bouton. (Ne traduisez pas en freudien). Diagnostic ? Après dix-huit mois, il m’impressionne encore et m’interroge. Diagnostic ? Nous avons encore une année de blogs pour répondre.

 

Les processus épistémologiques
à l’œuvre 
dans la créativité psychanalytique

 

  • 1) Le matérialisme scientifique

Freud doit se retourner dans sa tombe à se voir affublé de Karl Marx, lui qui rejetait le bolchévisme (mais aussi le projet de Hertzl de créer l’état d’Israël). Certes le communisme a échoué, c’est l’eau du bain, mais on doit conserver le bébé, à savoir la théorisation marxiste et plus précisément ce qui reste comme matérialisme scientifique : l’infrastructure détermine les superstructures. Dans le Capital, c’est l’économie qui fait infrastructure et qui définit organisation sociale, culture, religion et civilisation. Je simplifie, certes, tout comme on me reprochera de simplifier Freud. Ici, c’est l’organisation matérielle du cadre thérapeutique/analytique qui fait infrastructure et qui détermine le contenu de ce qui en découle. Reprenons notre historique de la création de la psychanalyse.

  • L’air du temps a poussé Freud à prendre l’hystérie comme sujet d’étude le plus à même de l’intéresser et de lui procurer la gloire.
  • Promue « psychogène », l’hystérie doit révéler ses causes par un travail analytique de décryptage et de déconstruction.
  • Cela prend nécessairement du temps, nécessite cinq séances par semaine et allonge la durée de la cure.
  • Cette longueur de temps déclenche un processus inattendu mais compréhensible, le processus affectif reconnu comme transfert.
  • L’irruption de cette relation transférentielle oblige à créer un cadre de travail sécure avec un thérapeute à distance canonique des bras du patient, à savoir derrière le divan.
  • Cette distance empêche tout travail corporel (comme une main sur le front) et limite la communication à la seule parole.
  • Le thérapeute/analyste doit mettre dans sa parole à lui toute l’intensité capable de reconnecter ce qui est clivé dans l’hystérie : c’est l’interprétation outrancière avec inceste, parricide, perversion polymorphe, menace de castration, etc.

Voilà l’infrastructure, à savoir l’organisation matérielle
du cadre de la séance et du déroulement de la cure.
Rien que du formalisme pour le moment, rien que du matérialisme qui, à partir de l’hystérie et de sa nouveauté psychogène, entraînent logiquement les sept caractéristiques résumées ci-dessus. Elles découlent nécessairement les unes des autres. Elles s’imposent d’elles-mêmes. C’est ce qui a fait dire spontanément à Anna O. : talking cure et chimney sweeping. C’est ce qui a fait taire Freud et fuir Breuer qui n’y a rien compris. C’est ce qui réunit les psychanalystes depuis cent dix ans autour de cette évidence. Pour Marx, cette logique, cette cohérence, cette pertinence, sont scientifiques.

            Lorsque les cadres de la socio-somatanalyse puis de la psycho-somatanalyse m’ont été donnés… par mes patients, j’y ai reconnu une matérialité à respecter et à continuer, à savoir une organisation de deux nouveaux cadres, analytiques, qui se suffisent à eux-mêmes. Il ne fallait rien de plus, même pas de théorie. Je faisais l’impasse sur les explications. J’appelais René Descartes à la rescousse avec son doute systématique. Comme ça se déroulait tout seul, rien ne pressait. Je pouvais attendre que de la théorie pertinente advienne. Je ne pensais pas encore à Marx et à ses principes. L’époque était plombée par les méfaits du communisme et le marxisme banni de toute âme bien pensante. Pourtant lors de mes deux années au couvent, à vingt ans, nous étudiions la philosophie scolastique et, pour le mémoire de fin d’études, j’ai choisi le… Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx !

         Quant à la superstructure, elle équivaut ici à la production de théorie.
sEt, si l’on apprécie ce qui s’écrit ici, on comprendra qu’il valait la peine d’attendre ! Revenons à Freud et à la prédétermination à la fois matérielle et scientifique des théorisations à venir, du moins de leur forme, à commencer du côté de la langue.

  • La communication uniquement verbale entraîne la seule « représentation » des choses, représentation en mots et discours.
  • Cette représentation verbale est à la fois réductrice et fragile entraînant incompréhension, frustration et lapsus linguae jusqu’à l’idiolecte (langage personnalisé).
  • Le verbe excelle à relater le passé et à supputer le futur, à décrire les rêves et les fantasmes, et à donner les indices de l’inconscient.

Le choix du verbe conditionne donc le contenu privilégié qui en découle, matériellement, scientifiquement, sans pourtant accéder à la déstructuration mentale objectivée par le fameux tunnel noir de l’EMI. Ici, il faut respecter cette structure pour penser, parler et analyser. Du côté de la relation, le cadre dicte tout autant sa loi. Puisqu’il faut du temps pour accéder aux causes psychogènes et puisqu’on ne dispose que de cette médecine douce qu’est le discours, le cœur généralement lent et prudent a tout le temps pour se mettre de la partie et pour se manifester non seulement comme transfert/déplacement mais comme névrose de transfert, comme amour fou jusqu’à l’érotomanie. Très mécaniquement, cette folie ajoutera encore à la longueur de temps mais guérit aussi. L’état amoureux balaye tous les bobos, névrotiques du moins : anxiété, phobie, obsession, clivage hystérique. Toutes ces psychonévroses découlent matériellement de l’amour qui, en retour, s’imposent à Freud comme creuset de la thérapie. Tant qu’à faire autant faire avec, c’est même scientifique.

Il en est de même pour les indications privilégiées de la nouvelle méthode. A partir du moment où ça parle sur le divan, ce n’est plus l’hystérie en clivage qui y excelle mais les phobies, obsessions et angoisses en amalgame. Ici c’est le recrutement des patients qui obéit aux exigences matérielles et scientifiques du cadre organisationnel. Le génie de Freud réside dans la reconnaissance et l’acceptation de ce déterminisme ainsi que dans l’engagement fidèle à sa logique interne. Comme nous le verrons plus loin, la création de la psychanalyse est l’un des modèles les plus achevés de ce déterminisme.

 

  • 2) Le fonctionnalisme

Comme nous le montre le matérialisme scientifique, l’infrastructure impose sa logique à la superstructure, à savoir à certains de ses contenus. Ici il s’agit des fonctions qui se désignent à l’investissement analytique. En effet, dans un premier temps, Freud se spécialise dans les fonctions partielles (inconscient, conscient) que lui offre le cadre de travail. Il faudra vingt-cinq années pour qu’il aborde la structure humaine globale avec la deuxième topique (ça, moi, surmoi), tout en restant encore dans l’intrapsychique. Nous nous arrêterons à trois de ces fonctions, la conscience, le plaisir et l’affectif, pour en déduire que les trois sont traitées de la même façon, comme dualité conflictuelle à équilibrer.

La conscience

La pensée et sa verbalisation incriminent directement la conscience, cette fonction parmi d’autres et en même temps prééminente. Cette fonction se fait disséquer dans le fameux « appareil psychique » dessiné dans « l’Interprétation des rêves » en ses trois parties : inconscient, préconscient, conscient. En fait, ce sont les deux extrêmes, inconscient et conscient, qui importent vraiment et qui se présentent comme les deux pôles d’un vecteur oppositionnel. Au départ, le conflit est événementiel avec le refoulement des pulsions oedipiennes qui deviennent inconscientes. Peu à peu, l’inconscient devient structurel et se plante là face au conscient, créant un conflit structurel lui aussi image de marque de la métapsychologie. Freud a oublié la leçon de son inspirateur, Théodore Lipps, pour qui le psychisme est foncièrement inconscient de par sa complexité et la conscience, une des qualités de ce psychisme. C’est en ce sens que nous appelons la première topique fonctionnelle. Les neurosciences ont apporté des connaissances définitives à ces processus comme nous le verrons plus loin.

 Le plaisir

La recherche du plaisir et l’évitement du déplaisir sont au cœur de la psychanalyse débutante. Freud est courageux à se frotter à l’hédonisme. Tout en organisant une vie bourgeoise bien respectable n’a-t-il pas lui-même apprécié la cocaïne pour raisons scientifiques, fumé à s’en faire un cancer de la mâchoire et à sceller le choix de l’euthanasie, prôné la masturbation comme exutoire à une sexualité coïtale bien limitée chez lui (de 28 à 40 ans, moins six grossesses !). Cette nouvelle fonction, dont on sait aujourd’hui qu’elle s’inscrit dans la biologie des dopamine, ocytocine et autres endorphines se propose aussi en conflit. En effet Freud simplifie les choses en opposant le déplaisir comme accumulation d’énergie et le plaisir comme relâchement de cette masse, la première comme tension et la seconde comme détente. Par contre, Freud n’a pas pu aller au-delà de la notion de décharge telle qu’elle existe dans la sexualité. Il n’a pas pu reconnaître quelque chose d’analogue mais de plus doux dans ce que Romain Rolland a appelé « sentiment océanique » et que Freud a méconnu en en faisant la « pulsion de mort ».

 L’affectif

Le transfert, l’amour, l’affectif au sens plus général, lui ont été imposés contre son gré. La matérialité du cadre organisationnel avec l’allongement de la cure libère nécessairement ces sentiments intimes. C’est la difficulté et la gloire de la psychanalyse de s’y soumettre. Ici aussi, cette nouvelle fonction se voit traitée comme conflit : l’amour certes mais la haine tout autant. Freud cultivait des haines féroces, pour les anciens collaborateurs dissidents, pour ses élèves déméritants comme Tausk, pour la racaille inculte et grossière, pour ses maîtres qui ne l’ont pas reconnu. En même temps, il avait connu le coup de foudre pour Martha et écrit des lettres enflammées pendant les quatre années de séparation avant mariage. Puis, peu à peu, il a développé une opinion mitigée sur l’amour, le traitant de névrotique, le renvoyant à un Œdipe mal résolu et surtout en le voyant foncièrement ambivalent, mêlant intrinsèquement les deux pôles amour et haine toujours concomitants. Tout en théorisant une nouvelle polarité évidemment conflictuelle, Freud transige ici, devient lui-même ambivalent et déroge à la règle de science. En effet il aurait pu envisager deux niveaux fonctionnels différents, de plaisir et de sentiment, d’émotion et d’affectif, et conjuguer amour et déplaisir ou haine et plaisir ce qui ne serait plus de l’ambivalence mais de la pure coexistence de deux modes de fonctionnement parallèles, l’émotion et l’affectif. Quelque chose de la personnalité de notre auteur vient interférer ici avec la logique des sciences humaines.

L’approche fonctionnelle en psychothérapie

La matérialité du cadre organisationnel de la psychothérapie impose une autre contrainte, celle de faire des choix. L’un de ceux-là concerne la ou les fonctions que l’on privilégie. En effet on ne peut pas tout réunir à la fois : être en duel, groupal et en solo ; être directif et analytique, parler sur le divan et faire un acting reichien… Il s’agit des « facteurs organisateurs » (F.O.) décrits dans Psychothérapies, Sociothérapies, Somatothérapies (Meyer 2016 a). Les fonctions en font partie. Pourtant chaque fonction représente peu ou prou toutes les autres fonctions et même l’ensemble, c’est-à-dire l’individu global. Pars pro toto ; ab uno disce omnes. En plus moderne, on se réfèrerait à la théorie des fractales ou à l’hologramme. Un flocon de neige est construit comme la concrétion de mille flocons. Toute partie de l’hologramme a la capacité de recomposer l’ensemble. Et les cellules souche peuvent se transformer en chacune des cellules spécialisées.

Freud s’y est soumis avec ses premiers choix fonctionnels et, du petit flocon de la conscience, il a fait une solide boule de neige pour ne pas évoquer l’avalanche ou l’iceberg. Ce qui est fractal ou hologrammatique, c’est la présentation de chacune des trois fonctions comme vecteur bipolaire (inconscient – conscient ; plaisir – déplaisir ; amour – haine) animé d’une dynamique conflictuelle. Nous commençons à débusquer cette omniprésence de la lutte et de la bagarre dans l’intrapsychique et l’interrelationnel qui va culminer en 1930 avec « Malaise dans la civilisation ».

L’omniprésence du dualisme ressortit d’un autre choix, scientifique et quasi philosophique. Freud a été élevé dans une ambiance totalement scientiste chez Brücke, son professeur de biologie/physiologie qui avait fait pacte avec d’autres collègues dont Helmholtz de n’expliquer la vie que par les règles des sciences dures, physiques et chimiques, parce que ces dernières commençaient à donner de bons résultats dans ces deux derniers domaines. La psychologie devait passer par la même rigueur.

« L’Esquisse d’une psychologie scientifique » que Freud a écrite en premier et que nous connaissons grâce à la correspondance avec Fliess est de cette veine. Et ce n’est pas parce que Freud ne l’a jamais publiée qu’elle n’a pas continué à l’inspirer fort longtemps. Le fait de définir plaisir et déplaisir par tension et détente découle de ce dualisme simplificateur. Car aujourd’hui nous connaissons la complexité du plaisir le plus simple qui jongle avec dopamine, sérotonine, endorphines et autres ocytocines.

Certes nous glissons nous-mêmes tout doucement vers la méthode structuraliste qui se veut elle aussi « dure » mais à la mode des sciences humaines. Les trois fonctions freudiennes évoquées constituent une structure. Même si elles ne sont que trois, elles restent représentatives de l’ensemble. Cette structure révèle un invariant commun aux trois : bipolarité, dualité, conflictualité. La structure devient indépendante des parties et révèle du neuf, à savoir la bipolarité/conflictualité qui ne définit plus seulement chacune des fonctions mais le fonctionnement humain global. Mais s’il y a de l’invariant, il y a aussi des variables et je voudrais juste les clarifier sans essayer de les discuter :

  • pour la fonction conscience, il y a dissociation (entre inconscient et conscient) ;
  • pour la fonction plaisir, il y a alternance (de plaisir et déplaisir) ;
  • pour la fonction affective, il y a concommittance (d’amour et de haine).

 

Qu’est-ce à dire quant au contenu de ces fonctions ? Laissons la question ouverte. Mais quant à la forme, nous pouvons émettre quatre règles qui définissent la psychothérapie fonctionnelle :

  • toute méthode doit se limiter à un nombre restreint de fonctions investies ;
  • ces fonctions font partie des « facteurs organisateurs », de l’infrastructure, qui déterminent les superstructures (de vécu, de clinique et de rationalisation de la pratique) ;
  • elles particularisent la pratique et les vécus de par leurs spécificités, ce qui pose la question des indications ;
  • elles se construisent sur un ou des invariants qui manifestent le patient au-delà de ces seules fonctions et donnent accès à la personnalité globale.

L’histoire de la psychanalyse et les cent années d’expérience de ses troupes nous donnent une belle illustration de ces règles régissant la psychothérapie fonctionnelle. Mais la psychanalyse de Freud illustre encore une troisième méthode épistémologique, la méthode structuraliste, que nous commençons à connaître, mais qu’il faut asseoir avec des exemples concrets.

 

  • 3) Le structuralisme

Claude Lévi-Strauss vient de nous quitter à cent ans, lui qui nous a livré cette épistémologie pointue et rigoureuse en sciences humaines que les psys ont aussi accommodée. Jean Bergeret (in Meyer 2011), et surtout Jacques Lacan (signifiant/signifié) pensent structure jusqu’à l’appliquer à l’inconscient : « l’inconscient est structuré comme un langage ». L’actualité de Lévi-Strauss nous a rappelé les quatre principes de sa méthode :

  • la structure est une entité nouvelle indépendante de ses parties ;
  • elle fait émerger le ou les invariants qui informent ces parties ;
  • ces invariants font apparaître les variables particulières de chaque partie
  • et lorsque l’une de ces variables change, cela entraîne une transformation d’autres variables pour reconstituer l’équilibre de la structure.

L’étape la plus délicate est la première qui nécessite de réunir les parties représentatives du thème affiché :

  • tous les mythes dogons comme dans ma thèse d’ethnologie ;
  • toutes les psychothérapies comme dans notre approche pléni-intégrative ;
  • toutes les pathologies pour aboutir au modèle ontopathologique ;
  • et ici, psychanalyses, somatoanalyses et socioanalyses.

Dans notre approche de la psychanalyse freudienne, je veux rappeler le petit galop d’illustration avec les trois fonctions principales de la carrière de Freud : conscience, plaisir et affectivité. Elles font un ensemble qui révèle l’invariant, la conflictualité. Je propose de développer l’un de ces thèmes.

La structure de l’amour et du transfert

En vingt années de temps, Freud a décrit six facettes du transfert comme nous l’avons vu ci-devant. J’ai reporté ces caractéristiques sur le tableau suivant qui répercute le fait que les six spécificités du transfert sont aussi les six composantes de l’amour qui se constituent chacune à l’une des étapes du développement ontogénétique.

Tableau : l’Affectif, l’Amour et le Transfert en psychanalyse freudienne.

 

L’invariant des courants psychanalytiques

Mais à présent il nous faut du neuf dans notre propre approche de la théorie freudienne. Mes quinze premiers livres n’ont présenté le maître que par morceaux, en kit, comme ceux que je viens de reprendre sur le transfert. Aujourd’hui le propos va plus loin puisque nous professons et enseignons une psychanalyse pléni-intégrative, à savoir une réunion de tous les courants et de toutes les écoles qui se réclament de Freud : ferenczien, jungien, reichien, lacanien, américain, meyerien et autres. Il ne s’agit plus de se prosterner devant des shibloleth mais de préciser clairement ce qui fait l’essence de la psychanalyse et ce sera à partir de l’invariant qui s’extraye de cette nouvelle structure, pléni-intégrative : le logiciel « analytique » et son code source secret : l’EMI.

L’œuvre pourrait être magistrale comme celle de Claude Lévi-Strauss avec ses quatre gros bouquins appelés « Mythologiques ». Elle se fera probablement un jour sur le même modèle. Je n’ai fait ici que montrer la voie. Les sources en sont intuitives et pragmatiques découlant de quarante années de pratique psychanalytique et somatanalytique ainsi que de la fréquentation plus longue encore des textes freudiens.

En attendant, nous abordons le thème majeur de Freud, sa botte secrète et même son fonds de commerce, à savoir l’inconscient. Après cent vingt ans de bons et loyaux services, nous ne pouvons plus nous contenter de la définition du maître puisque nous annonçons la fin de l’inconscient. Pour cela, il faut d’autres approches que le divan.

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