L’Onto Psy, une psychologie enfin « dure », exacte et validée


Introduction

La première publication nous a propulsé dans les applis les plus larges de la Psychanalyse Pléni-Intégrative, thème de ce livre :

  • EMII (Expérience de Mort Imminente / Initiante), qui manifeste le plus parfaitement le POH ;
  • POH (Processus Organisateur de l’Humanité), devenu entretemps le Code Ontologique, le code de l’être humain aussi pertinent que le code génétique ;
  • la contre-culture psy que nous développons ici avec Thomas Piketty.

Les deux premières pages de l’introduction nous situent plus clairement dans le bouquin dont je joins le sommaire avec ses 4 parties et ses 18 chapitres.


SOMMAIRE

Envoi
Changement d’ère, de scène, de paradigme : la révolution intégrative
………………………… 9

Introduction
« Le Manifeste de la Psychothérapie Intégrative et ses développements» en sa deuxième édition
………………………… 13

Première partie : LES PSYCHANALYSES

Chapitre I
Le Génie de Freud, d’Opportunisme en Empirisme et de Matérialisme en Structuralisme
………………………… 45

Chapitre II
Psychanalyse et somatoanalyse – le logiciel analytique et la cure séquentielle
………………………… 56

Chapitre III
L’Hum’un trois six deux – Le théorème de l’Humain
………………………… 67

Chapitre IV
La topique développementale et les six étapes de vie : équilibre de base, attachement, protection, puissance, intimité, créativité
………………………… 78

Chapitre V
Les six étapes de la théorie freudienne – Une autre lecture de Freud
………………………… 96

Chapitre VI
L’approche intégrative du rêve et l’avènement du processus EMIque
………………………… 108

Deuxième partie : LES SOMATOANALYSES

Chapitre VII
Naissance des trois somatoanalyses : en groupe, individuel, en solo
………………………… 152

Chapitre VIII
La psycho-somatanalyse : écouter, toucher, aimer
………………………… 174

Chapitre IX
Une application de la Somatoanalyse – La sexo-somatanalyse :volupté,orgasme,tantrisme
………………………… 190

Chapitre X
Sandor Ferenczi : Le corps peut-il s’intégrer à une véritable psychanalyse ?
………………………… 203

Chapitre XI
Quatre approches de l’EMI Expérience de Mort Imminente/Initiante : trauma, méditation, psychanalyse, psychose
………………………… 211

Troisième partie : LES SOCIOANALYSES

Chapitre XII
La sociodynamique en ses quatre étapes : conflit, sécurité, consensus, don altruiste
………………………… 243

Chapitre XIII
Un atelier de socio-somatanalyse – Noëlle et Jean-Louis
………………………… 266

Chapitre XIV
Le modèle sociodynamique à l’épreuve des psychanalyses de groupe : Mendel, Bion, Foulkes, Anzieu, Kaes et des thérapies familiales : Minuchin, Boszormenyi, Bowen
………………………… 278

Chapitre XV
Un atelier de socio-somatanalyse : catharsis et sociodynamique
………………………… 305

Quatrième partie : LA PSYCHANALYSE PLENI-INTEGRATIVE

Chapitre XVI
La psychanalyse pléni-intégrative : verbale, corporelle et intime
………………………… 27

Chapitre XVII
Le cas Marjolaine et le modèle structuro-fonctionnel : émotion, imagination, sensation, réflexion, action, communication
………………………… 340

Chapitre XVIII
La psychanalyse pléni-intégrative et son programme : de l’inconscient au transconscient, le modèle Essence, Existence, Transcendance
………………………… 373

Conclusion

La révélation de l’Expérience de Mort Imminente (EMI) et du Processus Organisateur de l’Humanité (POH)
………………………… 387

 


Prochainement, je ferai une digression sur la révolution de Mai 68 dont j’ai été un des principaux meneurs à la fac de médecine à Strasbourg.


L’Onto Psy, une psychologie enfin« dure », exacte et validée

La vie est aussi mathématique (ou presque). Rappelez-vous les mathèmes de Jacques Lacan. Et voici les nôtres.

L’équation du bonheur (B)
B = EMI + ESPT
L’algorithme du malheur (M)
M = r > g

L’EMI, Expérience de Mort Imminente, est un processus salutaire et résiliant en cas de trauma ou coma. Elle nous enlève la peur de la mort. Elle devient expérience initiante et révèle l’essence de l’énergie, la nature de l’esprit et l’intime du lien, les bien nommées ressources transcendantes.

L’EMI fait passer par le fameux tunnel noir qui traduit la subversion de la structure mentale et qui préfigure l’ESPT, l’état de stress post traumatique. C’est ce dernier qui empêche de se massacrer mutuellement. Ce ne sont ni les lois ni les politiques. C’est l’horreur des flashbacks diurnes et des cauchemars nocturnes qui retient de plus de violence encore. « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn ». (Victor Hugo). L’EMI est en positif ce que l’ESPT est en préventif. Voilà les véritables maitres de la vie en leurs logiciels libres, (et à libérer encore plus).

L’algorithme du malheur,
c’est Thomas Piketty qui nous le formule : r > g.
Le rendement de l’argent ( r ) est supérieur aux revenus du travail (g).
5% > 1 à 2%. Les inégalités se creusent et l’animosité monte.

 A mi-chemin ou jusqu’au bout ?

Les psys (inclure ici l’ensemble des travailleurs de la psychothérapie et leurs outils thérapeutiques et psychologiques) nous font faire un beau progrès dans la qualité de vie. Ils nous guérissent des flashbacks et des cauchemars. Ils nous transforment en individus libres qui goûtent la vie. Ils nous formatent au néolibéralisme et au numérique. Mais ce n’est que la moitié du chemin, faisant de nous de parfaits otages du capitalisme. Ils nous abandonnent en rase campagne sous la mitraille du marketing et de la publicité néolibérales. Et le reste du chemin ? C’est par ici.

L’EMI encorps

Loin d’être quantique ou « non locale » comme le prétendent mes chers confrères, l’Expérience de Mort Imminente (dans sa version traumatique) tout comme l’Expérience de Mort Initiante (dans sa version extatique), révèlent le véritable processus inconscient, à savoir le plus fondamental, celui qui crée l’être et constitue l’humanité. Ses ressources foncières et fondatrices, à savoir l’énergie, l’esprit et le lien, agissent dès la cellule primitive.

La psychanalyse l’appelle « inconscient ». Mais ce concept ne décrit que la moitié de la descente annoncée par la « psychologie des profondeurs ». En effet, c’est par le rêve qu’est arrivé l’inconscient à Freud. Mais le rêve n’est qu’une manifestation particulière du POH (Processus Organisateur de l’Humanité), à mi-chemin de son véritable potentiel. C’est par le refoulement des pulsions œdipiennes – inceste et parenticide – que Freud a rempli le vide in-conscient. Il ne s’agit que d’une hypothèse de travail qui perd de plus en plus de followers. Quant à l’obsession d’interpréter et d’expliquer à tout prix, elle castre l’EMI de sa richesse illimitée et de sa surprenante subversion.

L’EMI, traumatique et extatique, est un phénomène global et complexe que seule la phénoménologie appréhende. Faut la vivre, l’apprécier, l’intégrer et la laisser gérer la vie. Elle enlève la peur de la mort. Elle seule peut empêcher la construction du four climatoire.

Pourtant la psychanalyse est une des voies, royale, de l’EMI

Breuer a développé la voie cathartique, énergétique, et salvatrice de par l’intensité émotionnelle. Freud a subverti les structures inhibitrices par l’analyse et laissé advenir l’intime du lien dans le transfert. Ferenczi a provoqué des transes mémorables grâce au contact et au bonding (enveloppement affectif). Reich faisait hyperventiler jusqu’à déclencher le réflexe orgastique. Jung privilégiait les « grands rêves » et l’irruption de lumière, tous deux marqueurs de l’individuation.

Casriel, deuxième génération freudienne par l’intermédiaire de Kardiner, faisait crier et enlacer jusqu’à l’accès à une nouvelle identité (New Identity Process, NIP). Moi-même, troisième génération freudienne par Kardiner et Casriel, j’ouvre l’accès direct et illimité aux processus EMIques par les pratiques de la Méditation Pleine Présence et de la Pneumanalyse.

Toutes ces voies sont des accès royaux aux processus EMIques (néologisme qui s’explicitera tout au long de ce livre) et pas seulement des voies partielles obérées par le poids des interprétations. Mieux encore, les pratiques de la Méditation Pleine Présence et de l’hyperventilation douce font accéder à l’extrême de cette expérience. Pour Freud, le rêve est la voie royale vers l’inconscient. Aujourd’hui, ce sont toutes les psychanalyses pleinement intégrées (psychanalyses, somatoanalyses et socioanalyses) qui ouvrent la voie du transconscient et des ressources transcendantes.

Voilà l’essentiel du message contenu dans ce livre et surtout dans le suivant.
La psychanalyse devenue « pléni-intégrative » fait accéder à l’EMI Initiante qui est la manifestation consciente du Processus Organisateur de l’Humanisation.
Ce POH fonde lui-même la mystique et l’éthique qui nous font vivre et exister.
Voilà quasiment le résumé de ce livre et sa conclusion.
Mais faut quand même commencer au début et développer !

 INTRODUCTION

Un envoi comme celui que vous venez de lire suscite deux réactions opposées plus une troisième, selon les trois modes de réactivité caractérielle, stress, choc et bloc.

  • En stress. « Mais il se prend pour qui celui-là ? La folle ambition qui s’y colporte n’est que pure prétention ». Quand j’ai lancé le signifiant somatoanalyse et que j’ai intitulé mon premier livre « Le corps aussi, de la psychanalyse à la somatoanalyse », j’ai péché par jeunesse et par naïveté. J’aurais au moins dû mettre un « et » au lieu d’un « à ». Les psychiatres m’ont blacklisté (le tunnel noir ?) et les « nouveaux thérapeutes » m’ont jalousé. J’étais renvoyé à mes chères études. « Dans dix ans, quand ce sera au point » m’a signifié le syndicat des psychiatres pour lequel j’écrivais dans la revue « Psychiatrie Française ». Ils n’ont plus accepté aucun texte.
  • En choc. (état de choc, lâcher prise et attente anxieuse). On va quand même lire. Peut-être y a-t-il quand même quelque chose dans cette promesse si affirmative ! Alors continuons !
  • En bloc, routine et répétition, pulsion de mort chez Freud. J’ai déjà lu du Meyer et apprécié. Continuons. Il y aura bien quelque chose du même genre.

A chacun de se laisser aller à sa réactivité (automatique) ou, encore mieux, à une réaction créative adaptée à la situation présente. Dans ce cas, faut arriver au moins à la fin de cette introduction ! Je ne suis plus dans la provocation. Ne le fus-je jamais ? Je propose seulement le meilleur de moi-même qui me tombe spontanément dessus (sérendipité) encore plus fort que sur vous. J’ai toujours professé que si je consacre tellement d’énergie à l’écriture (plus de quinze livres), il faut au moins que ça apporte du neuf. Répéter et écrire de simples variations sur un thème connu ne m’intéresse pas. Pour risquer encore le reproche de provocation, j’ajouterai que là j’ai tenu parole. Je me suis affirmé. J’actualise plus précisément l’une des trois ressources transcendantes : l’évidence. Pour moi, c’est clair, évident et impérieux. Alors j’y vais. Faut y aller. Mais, au fait, de quoi s’agit-il ? Du sous-titre de mon dernier livre (Meyer 2016) « La vie est belle et le monde va mal ». Entre temps, je l’ai complété.

La vie est belle,
et le monde va mal.
La nature est bonne
(mais quand même pas conne).

Nous retrouvons là ma nouvelle préoccupation de thérapeute et de citoyen – et j’espère aussi la vôtre : l’humanité pourrait disparaitre de par son incurie.

La seule pathologie qui vaille encore tous nos efforts,
plus que les tics, les tocs et le trac,
c’est le tictac du changement climatique.

De quel lieu parle-t-il ?

Ce n’est plus Dieu qui garantit la rationalité des dires, comme pour Descartes ou Leibniz. Faut se démerder tout seul sinon avec quelques autres. De quel lieu parle-t-il ? Voilà la question à relents scientifiques (‘‘durs’’) qui revient à présent. Quel est le contexte ? Freud n’a pas inventé l’inconscient. Il l’a piqué à Lipps. Casriel n’a pas construit son NIP (New Identity Process) tout seul. Il l’a emprunté aux toxicomanes organisés en cliniques autogérées, genre Synanon et Daytop. Moi-même je me réfère à tous les auteurs déjà évoqués dans une déférence qui s’exprime par la reprise de leurs œuvres. Je développe ces œuvres. Mais ça ne suffit pas.

D’où parle-t-il ? Que prétend-il ? Quelle est son expertise ? Nous verrons tout au long de ce texte d’où je parle et d’où j’écris. Sincérité et vanité ! Scientificité et narcissisme ! A votre bon cœur. Nous restons humains. N’importe quel acte peut contribuer à la construction du four climatoire ou à le déconstruire et l’on n’est pas de trop pour faire pencher la balance du bon côté.

Tout ce livre met en place les qualités scientifiques de notre démarche pour asseoir la crédibilité qui englobe les deux versants de notre art : la pathologie et son soin, la psychopathologie et les psychothérapies, la folie des hommes et son contraire. Et la pathologie, c’est d’abord et avant tout le désastre climatique, et la tentative de suicide de l’humanité. Voilà bien la tâche prioritaire des psys. Il s’agit de démontrer que le cri d’alarme que je pousse n’est ni du pur pessimisme ni cet extrémisme qui voudrait tenir lieu de sagesse chez les petits vieux (dont je fais partie).

Car je crois mordicus que l’EMI n’enlève pas seulement la peur de la mort mais transforme encore le moment de la mort en extase. J’y crois totalement. Nous l’argumenterons, à la limite près qu’il s’agit bien du moment de la mort et que notre entendement rationnel s’arrête là et que nous devons renoncer à tout autre ajout (sur l’après) qui ne serait que croyance.

Autre anticipation, l’accès à la « nature de l’esprit ». Au sortir du tunnel noir, l’EMI ne remplit pas seulement de lumière, d’amour et de volupté, mais elle confère aussi des « moments » d’évidence où l’on sait, tout simplement. Et pour que cette autre expérience ne fasse pas nouvelle provocation, il faut se fonder sur l’expertise professionnelle, pister l’exactitude et la valider.


« Le Manifeste de la Psychothérapie Intégrative » en sa deuxième édition

Ce livre reprend la troisième partie consacrée à la psychanalyse et à la somatoanalyse du Manifeste (Meyer 2010). Les 550 pages de 2010 faisaient un peu gros. Je voulais en faire trois volumes plus minces. Manque de pot, ils grossiront à 1500 pages tous ensemble !

Le premier volume s’intitule « Psychothérapies, Sociothérapies et Somatothérapies, la pleine intégration (avril 2016) ». Il concerne les thérapies courtes (6 à 12 séances) et les psychothérapies de durée moyenne (25 à 50 séances). Il s’agit du manuel pratique pour la formation de base des futurs psycho-somatothérapeutes dans mon Ecole, l’Eepssa. La méthodologie utilisée pour intégrer les thérapies est le structuralisme (de Saussure, Levi-Strauss, Lacan). L’épistémologie pour intégrer les théories se fonde sur une modélisation de la situation thérapeutique. Nous en retrouverons l’essentiel plus loin.

Le second volume s’appelle : « La psychothérapie et la méditation au chevet de l’Humanité » (octobre 2016). Il reprend le texte sur le couplage (matching) thérapie-maladie et inclut des écrits récents. L’Onto-Psy(chologie) s’y affirme clairement comme science psychologique « dure », exacte et validée. L’EMI s’y fraye une place plus importante, annonçant le présent livre.

Je ne reprends pas ici le terme « Manifeste » dans la mesure où le message a passé. Tout le monde se revendique actuellement de l’intégration avec plus ou moins de bonheur. C’est toujours mieux que de s’affubler du « quantique » pour vendre les nouvelles psychothérapies. Quant à nous, il nous appartient d’affirmer clairement les exigences méthodologiques d’une intégration scientifique. C’est ce que nous continuons à faire ici.

Les TIC et le numérique

Après le structuralisme et la modélisation qui rendent notre démarche rigoureuse, nous évoluons vers plus moderne : les technologies de l’information et de la communication (TIC) et tout le domaine numérique qui nous submerge. Prenons-en le meilleur, à commencer par la métaphore. Au cœur des trois cadres analytiques (psycho-, somato- et socio- analyses), se révèle un facteur commun appelé invariant (ce qui ne varie pas). Nous pouvons l’apprécier comme un logiciel tel windows, comme la « fenêtre » ouverte sur l’humain. Mais ici nous révélons le code source comme dans les logiciels libres. C’est ce facteur commun qui permet à la psychanalyse de se maintenir dans une certaine unité au-delà des innombrables applications aux positions de vie, situations particulières, indications cliniques et cultures diverses. Ce sont les variables. Il y a notamment la durée de la séance individuelle (45 minutes) qui a fait exclure Lacan de l’IPA (International Psycho analytical Association) pour le non-respect de cet invariant avec sa séance de durée variable (et surtout raccourcie).

Je propose d’appeler cet invariant « ontoanalyse », onto- désignant l’être dans sa globalité au-delà des trois dimensions constituantes : psycho-, socio- et somato-. Insistons sur ce biais de notre profession qui ne se voudrait que psycho-. Il faut bien dépasser un jour cette réduction. Onto-, l’être, l’étant, serait un préfixe juste et universel pour plus de consensus. Mais, en attendant, j’en resterai à l’expression : le logiciel analytique.

Un logiciel se construit avec des algorithmes, équations, raisonnements, constructions complexes et compliquées. Nous recenserons les principaux de ces algorithmes. Tout au bout, au cœur du logiciel, trône et gouverne le code source. Chez les Gafa ce code fort lucratif reste secret. Seuls les hackers et le FBI, sans oublier les Israéliens et les Russes arrivent à craquer ces codes (contre bonne rémunération). A l’inverse, les logiciels libres affichent leurs codes et permettent à chacun de les développer selon ses besoins. C’est ce que nous faisons ici et la métaphore du logiciel est fort instructive. Les Œdipe, inconscient, rêve, et autre transfert, ne sont que des applications. Quant au code-source, le voici enfin, au-delà des applis : l’EMI. Il nous permet d’aller au bout, là où on restait à mi-chemin, sous la mitraille de l’individualisme néolibéral et des inégalités que la psychanalyse classique cultive malheureusement aussi avec son élitisme.

Les limites de la psychanalyse

Le cadre analytique institué par Freud et repris par ses disciples fait œuvrer les processus de libération dans les trois dimensions constitutives de l’être :

  • en psycho- association libre (Freud),
  • en somato- circulation énergétique (Reich),
  • en socio- consensus et don (Meyer) .

Il s’y fait un accès privilégié à la vérité, à la volupté et à l’amour à travers rêves, transfert, états de conscience, transe énergétique, sociodynamique jusqu’à l’altruisme. Ces acquis révolutionnaires butent néanmoins sur les limites fixées par les psys :

  • les exigences de rationalité clinique (interprétation),
  • la fragilité des hypothèses théoriques,
  • la radicalisation des écoles et des protocoles didactiques.

C’est là que la reconnaissance scientifique de l’Expérience de Mort Imminente fait franchir la limite systémique de nos connaissances. L’EMI, achèvement et couronnement de l’analyse, nous transporte dans l’ultime de l’être, en son énergie, son esprit et le lien, tous trois intégrés en ressources transcendantes.

Mais l’EMI ne se décrète pas, elle s’expérimente tout comme l’inconscient et le transfert. Cette expérience est le plus souvent spontanée ; d’autres fois traumatique ou rituelle. Nous pouvons aller titiller cette expérience ici, dans cette introduction. Je propose deux galops (d’essai), l’un centré sur l’écriture et l’autre sur la lecture. Moi d’abord, vous ensuite. Est-ce-que ma façon de composer ce texte peut susciter une esquisse d’EMI ? Est-ce-que votre lecture peut vous emmener dans la subversion des structures et la submersion par les ressources transcendantes ? Je commence par mon galop d’essai à moi après lequel j’ajouterai le tableau du cycle EMIque.

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